18 novembre 2018

La langue de François Legault

Je suis intervenu dans le cadre de l'émission « Là-haut sur la colline », segment « Les Maux des mots », animée par Antoine Robitaille sur Qub radio.
En fait il s'agit d'une analyse de la langue de François Legault aux premiers jours de sa prise de fonction comme premier ministre du Québec.  Cela réserve quelques surprises...
Pour écouter, voici les coordonnées : Qub radio, Balados, Antoine Robitaille, Émission du 31 octobre 2018, à partir de 25.30.


Mots-clés : langue française; français québécois; langue des politiques; premier ministre; François Legault; province de Québec.

La langue de Manon Massé


 Je suis intervenu dans le cadre de l'émission « Là-haut sur la colline », segment « Les Maux des mots », animée par Antoine Robitaille sur Qub radio.
En fait il s'agit d'une analyse de la langue de Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire. Cela réserve quelques surprises...
Pour écouter, voici les coordonnées : Qub radio, Balados, Antoine Robitaille, Émission du 9 novembre 2018, à partir de 28.00


Mots-clés : langue française; français québécois; Gilles Duceppe; Manon Massé.

Les « Recueils de propos non parlementaires » de l'Assemblée nationale du Québec

Je suis intervenu sur le thème des « propos non parlementaires » à l'Assemblée nationale du Québec dans le cadre de l'émission « Là-haut sur la colline », segment « Les Maux des mots », animée par Antoine Robitaille sur Qub radio.
En fait il s'agit d'une analyse des expressions et des mots interdits dans l'enceinte du Parlement québécois. Cela réserve quelques surprises...
Pour écouter, voici les coordonnées : Qub radio, Balados, Antoine Robitaille, Émission du 16 novembre 2018, à partir de 24.02
 

Mots-clés : langue française; Assemblée nationale du Québec; Recueils de propos non parlementaires; procédure parlementaire; liberté de parole; étiquette parlementaire; linguistiquement correct.

15 novembre 2018

Le charme discret des sites de traduction


Comment traduit-on en français to speak/talk out of both sides of the mouth selon Linguee et Reverso ? You bet: parler des deux côtés de la bouche !

Fastoche la traduction… À quoi bon suivre des cours de traduction ?

Quand est-ce que les sites de traduction arrêteront de prendre sans discernement leurs exemples parmi les pires traductions? 

Linguee 

He is talking out of both sides of his mouth.
C'est presque parler des deux côtés de la bouche.
It seems to me that the parliamentary secretary is speaking from both sides of the mouth, not at the same time, of course, but I will explain myself.
Il me semble que le secrétaire parlementaire parle des deux côtés de la bouche, pas en même temps, bien entendu, mais j'explique.
Reverso 

Talk about speaking from both sides of your mouth.
C'est ce qu'on appelle parler des deux côtés de la bouche.

As my colleague said, we have to recognize that this government does speak from both sides of it mouth.
Nous constatons, comme l'a dit mon collègue, qu'effectivement, ce gouvernement parle des deux côtés de la bouche.

Mots-clés : anglais; français; traduction; to speak/talk out of both sides of the mouth; tenir un double langage; tenir un double discours; dire une chose et son contraire; ménager la chèvre et le chou; site de traduction; Linguee; Reverso.


10 octobre 2018

Doit-on dire « sauver», « épargner » ou « économiser »?

On trouve encore dans la publicité au Québec des emplois du verbe « épargner » pour traduire l'anglais « to save ». En réalité, il s'agit d'une impropriété. En français, « épargner » veut dire « mettre (de l'argent) en réserve, le mettre de côté » en vue d'un objectif (faire un achat important, préparer sa retraite, etc.). Ce n'est évidemment pas le cas dans ce contexte publicitaire. Il faut dire « économiser », c'est -à-dire « éviter ou réduire une dépense ». Quant au verbe « sauver » dans les expressions « sauver de l'argent » et « sauver du temps », il s'agit de calques de l'anglais « to save money » et « to save time ». On ne peut que s'étonner du fait que le Petit Robert enregistre « sauver » dans le sens d'« économiser » (avec la marque Régional, c'est-à-dire en l'occurrence Canada). Au Canada, les professeurs de français et de traduction auront bien du mal à convaincre leurs élèves ou leurs étudiants que cet emploi, universellement condamné au pays, n'est pas du « bon français ». « Monsieur, c'est français. C'est dans le dictionnaire! ». Pourquoi avoir consigné cet emploi, alors qu'il y aurait bien d'autres termes canadiens plus intéressants et plus corrects à retenir?

Mots-clés : langue française; français québécois; traduction; anglicisme; impropriété; to save; sauver, épargner; économiser; Petit Robert; marque Régional.