« L’affaire Epstein ? Ah je voulais dire Epstine pardon, cela fait plus russe. Alors maintenant, vous direz Einstine au lieu d’Einstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire », a ironisé Jean-Luc Mélenchon devant une foule d'aficionados hilares. « Vous pouvez tous progresser ! » conclut Jean-Luc Mélenchon à la fin de sa « plaisanterie ».
https://www.youtube.com/watch?v=umOaXGtkFkQ
En fait, le lider maximo de LFI aurait dû s’appliquer à lui-même ce conseil. En bon démagogue, il ne manque pas une occasion de faire rire son auditoire. Malheureusement, cette fois encore, il a surtout montrer ses lacunes dans le domaine des langues. Naguère, il confondait créolisation et métissage (voir mon billet https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2025/06/creolisation-ou-metissage-lerreur-de.html).
Cette fois, il confond prononciation américaine et prononciation russe. En effet, la prononciation [eps-tine] (en transcription orthographique courante), ['ɛpstiːn] (en transcription phonétique) est typiquement américaine. Elle n’a rien à voir avec la prononciation russe, qui est [eps-téïne] (ɛps'tɛjn). Si l’on dit Epstine plutôt qu’Epstaïne, c’est uniquement parce que Jeffrey Epstein est américain et qu’on prononce son nom comme c’est l’usage dans son pays. Point barre. Il n’y a pas lieu d’ironiser là-dessus et, encore moins, de flirter avec l’antisémitisme.
Indépendamment des connotations nauséabondes de ce discours, l’incident a montré que Mélenchon a une mauvaise connaissance de la prononciation de l’anglais et (c’est peut-être moins grave !) de celle du russe.
Mots-clés : Jean-Luc Mélenchon, humour, confusion linguistique, prononciation, américain, russe, Epstein, Einstein, Frankenstein, antisémitisme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire