samedi 19 mai 2018

Le développement de l'enseignement du russe à l'Université Laval dans les années 1970.


J'ai lu avec grand intérêt le mémoire de maîtrise de Nathan Labarrère portant sur « Les perceptions d’immigrants russes à l’égard de leur pays d’origine de 1970 à nos jours dans la province de Québec » (mémoire de master, Université de Pau et des pays de l'Adour). Une partie de ce mémoire est consacrée au développement de l'enseignement du russe à l'Université Laval dans les années 1970. À l'aide des archives de l'université et de témoignages, l'auteur retrace l'activité des acteurs de ce développement, Ilonka Schmidt-Mackey, Cyrille Jauksch-Orlovski, Hélène Paléologue et moi-même. Il rappelle la création de la mineure de russe, l'organisation de voyages en URSS, la projection de films, etc. Dommage qu'il n'ait pas évoqué le rôle important du cercle Pouchkine, créé dans ces années-là par Hélène Paléologue, Serge Kaliaguine et moi-même, et animé avec passion pendant de nombreuses années par Louise « Tatiana » Lamarre. Ce cercle a permis d'établir un dialogue riche et amical entre Québécois et russophones à une époque où l'URSS était encore très fermée. Dans son mémoire, Nathan Labarrère a aussi largement fait appel aux écrits de la regrettée Olga Boutenko, dont j'ai traduit un certain nombre de récits sous le titre Moscou-Québec, récits d'une immigrante (Varia, Montréal, 2003). Beaucoup de chemin a été fait pour l'enseignement du russe à Québec malgré des difficultés de toutes sortes. Depuis plusieurs années, il est entre de très bonnes mains avec Alexandre Sadetsky et Tatiana Mogilevskaya.

Pour lire le mémoire : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01288701

Mots-clés : Nathan Labarrère; langue russe; enseignement; Université Laval; Québec; Cercle Pouchkine; Louise « Tatiana » Lamarre; immigrants; Olga Boutenko.

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