24 avril 2024

Lionel Meney, biographie, bibliogaphie

Lionel Meney (1943- ) est un linguiste et lexicographe franco-canadien né à Saulieu (Bourgogne, France).

Études

LM a préparé le concours d’entrée à l’École normale supérieure de Saint-Cloud au Lycée Henri IV de Paris sous la direction de Laurent Michard (1963-1964). Il a étudié la linguistique et la slavistique à l’E.N.S. de Saint-Cloud (1964-1969), à la Faculté des lettres et sciences humaines de la Sorbonne (1964-1969) et à la Faculté de philologie de l’Université de Leningrad (1965-1966). Il a étudié le russe sous la direction de Tatiana Ossorguine, née Bakounine, le fonctionnalisme avec André Martinet à la Sorbonne et la psychomécanique du langage de Gustave Guillaume avec Roch Valin à l'Université Laval (Québec).

Diplômes

LM est titulaire d’une maîtrise ès lettres de la Sorbonne (1969), d’un doctorat ès lettres (linguistique) de l’Université Laval (1976). Il a été reçu à l’examen d’admission à la Société des traducteurs du Québec (STQ, 1980) et admis à l’habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences du langage en France (Université de Poitiers, 1995).

Carrière universitaire

LM a fait toute sa carrière universitaire au Département de langues, linguistique et traduction de l’Université Laval de 1969 à 2004. En tant que chercheur, il s’est spécialisé dans les domaines du contact de langues (entre l’anglais et le français), de la linguistique contrastive ou différentielle (du français du Québec et du français de France) et des idéologies linguistiques (endogénisme linguistique au Québec, sociolinguistique idéologique en France, francophonisme).

Par ses publications et ses interventions dans les médias (Le Devoir, Radio-Canada, etc.), il a été l'un des acteurs du débat sur la norme linguistique au Québec. Par sa critique du projet de dictionnaire québécois FRANQUS, il a relancé ce qu'on a appelé la nouvelle « querelle des dictionnaires » au Québec.

Principales publications

Depuis 2012, LM tient un blog intitulé Carnet d’un linguiste consultable à l’adresse https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/.

1999 : Dictionnaire québécois-français : pour mieux se comprendre entre francophones (Montréal, Guérin).

Le DFQ est un dictionnaire contrastif ou différentiel. D’un point de vue non prescriptif, mais seulement descriptif, il ne traite que des différences entre deux variétés d’une même langue, le français québécois (langue de départ) et celui de France (langue d’arrivée). Il se distingue des glossaires québécois habituels par sa volonté de donner les équivalents exacts dans la même situation de communication et dans le même registre de langue. Il s’agit du premier dictionnaire bivariétal de la Francophonie, mettant en valeur, avec près de 9000 articles, l’importance de la variation linguistique entre ces deux variétés de français.

Pour une description détaillée du DQF, voir : https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2012/12/le-dictionnaire-quebecois-francais.html.

L’ouvrage a été bien reçu, à l’exception d’un petit groupe de linguistes québécois, qui y ont vu, à tort, une entreprise de subordination du français québécois par rapport au français de France. Exemples d’avis :

Victor-Lévy Beaulieu, écrivain, scénariste et éditeur québécois :

« Mes livres essentiels sont les Cahiers Jacques-Ferron [...]. Il y a aussi le Dictionnaire québécois-français de Lionel Meney paru chez Guérin. Ce dictionnaire est fabuleusement bien fait. Non seulement comporte-t-il l'explication et l'origine de chaque mot, mais chaque sens est illustré par un exemple tiré de la littérature québécoise. Tout écrivain devrait avoir cet ouvrage sur sa table de travail. Les écoles primaires aussi. Ça donnerait sûrement le goût aux enfants de jouer avec la langue. Je l'ai pour ma part pratiquement lu de la première à la dernière page, comme un ouvrage de fiction ! » (Le Soleil, 12 avril 2001, Québec).

Léandre Bergeron, historien et lexicographe québécois, auteur du Dictionnaire de la langue québécoise (VLB, Montréal, 1980) :

« Oui, c’est bien meilleur que le mien. C'est exhaustif. Il a fait beaucoup plus de recherches que moi. » (Christiane Charette en direct, Radio-Canada, Montréal, avril 2000).

Alain Rey, lexicographe français, directeur des éditions Le Robert :

C’est un « ouvrage important, bien référencé, [qui] réunit des sources préexistantes, [...] avec la louable intention de faire “mieux se comprendre” entre eux les francophones ». (Dictionnaire amoureux des dictionnaires, Paris, Plon, 2011, p. 804).

Louis-Jean Calvet, sociolinguiste français :

« Lionel Meney nous fournit [...] un ouvrage à la fois sérieux et distrayant. Sérieux parce qu’il repose sur l’analyse d’un vaste corpus, distrayant parce qu’il est toujours drôle de visiter les possibilités d’incompréhension entre deux peuples frères. Loin de toute tendance normative, Meney décrit, et son gros livre [...] est un constat : si les Anglais et les Américains sont “deux peuples séparés par une même langue” selon Bernard Shaw, Français et Québécois sont pour leur part unis malgré des usages parfois différents de la même langue ». (Le français dans le monde, 311, Paris, juillet-août 2000).

Bernard Pivot, animateur d’émissions télévisées, France 2, Paris :

« C'est un livre formidable, que j'ai lu, parcouru. C'est le Dictionnaire québécois-français. Mais le québécois, c'est une langue française, évidemment qui est un peu différente de la nôtre, du français standard. Alors on explique tel mot québécois, telle expression, quels sont leurs équivalents en langue française. C'est aux éditions Guérin, de Montréal. L'auteur s'appelle Lionel Meney, c'est un professeur d'université. C'est un livre magnifique. » (Bouillon de culture, France 2, 15 juin 2001, Paris).

Autres exemples de réception de DQF : https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2012/12/le-dictionnaire-quebecois-francais_3111.html.

2002 : Polémique à propos du Dictionnaire québécois-français (Montréal, Guérin).

Une réponse aux critiques de linguistes québécois endogénistes (Louis Mercier et Claude Verreault, Claude Poirier, Esther Poisson).

Yves Laberge, sociologue québécois :

« Dans ce pamphlet rigoureux […], Lionel Meney défend son œuvre et justifie ses choix, en répondant point par point aux objections parfois douteuses de ses détracteurs […]. Ses explications et ses démonstrations sont à la fois éloquentes dans le propos et élégantes par leur style. » (Cap-aux-Diamants, n° 74, été 2003, p. 62).

2003 : Olga Boutenko, Moscou-Québec. Récits d’une immigrante, traduit du russe par Lionel Meney (Montréal, Varia). A propos de ces récits :

Monique Roy, chroniqueuse littéraire, Châtelaine, octobre 2003, p. 26 :

« Traduits du russe, ces récits intimes portent le sceau de l’âme slave : une sensibilité à fleur de peau et une douce mélancolie […]. La narratrice revit la douleur de l’arrachement, la difficulté de replanter ses racines en terre étrangère et, finalement, l’immense bonheur de “respirer à pleins poumons le vent de la liberté”. »

Yolande Villemaire, écrivaine québécoise, lettre à Olga Boutenko, 5 novembre 2002 :

« J’ai ouvert l’enveloppe [contenant le manuscrit] dans le métro et j’ai commencé à le lire en me rendant au travail. Je viens d’en terminer la lecture ce matin. C’est dire votre talent à retenir le lecteur ! […]. Vos récits révèlent une “polyphonie des identités” qui m’a touchée […]. C’est très bien raconté, très humain, et j’ai appris beaucoup de choses sur l’âme russe de-peu-avant le dégel… Quel sujet fabuleux vous avez là ! »

2010 : Main basse sur la langue : Idéologie et interventionnisme linguistique au Québec (Montréal, Liber).

LM décrit le contexte linguistico-géo-politique québécois, certaines facettes de l’identité québécoise, l’idéologie qui se dégage du rapport Larose sur la langue. Il critique plusieurs produits linguistiques comme le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui (Saint-Laurent, DicoRobert, 1992) ou le Grand dictionnaire terminologique de l’OQLF. Il réfute les thèses de linguistes et d’organismes québécois promoteurs d’une norme linguistique endogène. Il introduit l’emploi du terme « endogénisme » pour désigner la position consistant à défendre et à promouvoir une norme nationale endogène, et « endogéniste » pour désigner les partisans de l’endogénisme. Il applique aussi les termes « bilinguisme anglais-français » et « diglossie français standard international-français du Québec » pour caractériser le marché linguistique québécois. Sous le nom de « franbécois », il décrit l’interlangue couramment et familièrement utilisée, entre français standard international et français québécois standard.

Voir aussi Main basse sur la langue. Présentation.

https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2026/10/main-basse-sur-la-langue-presentation.html. 

Exemples d’avis :

Jacques Maurais, sociolinguiste, ancien terminologue à l’Office québécois de la langue française (OQLF) :

« Le livre de Lionel Meney est une contribution majeure qui pourrait redéfinir les termes de la discussion [sur la norme]. […] L’acceptation de l’existence d’une situation de diglossie au Québec est, peut-être paradoxalement, ce qui permettra de décrisper le débat sur la norme en légitimant chacune dans leur propre sphère, les deux variétés linguistiques en concurrence. […] Le débat sur la norme au Québec vient donc d’entrer dans un nouveau paradigme ». (Le français moderne, n° 2, 2010, p. 306-308).

Guillaume Lamy, spécialiste québécois des idéologies contemporaines :

« Lionel Meney ne se taira pas. Ceux qui connaissent minimalement la saga du débat sur la norme linguistique au Québec savent que les derniers livres du professeur ont tous su ramener ces débats linguistiques sur la place publique. Main basse sur la langue est l’achèvement de plus d’une décennie d’argumentation et de prise de position dans la branche normative de la question linguistique au Québec. C’est dans un livre dense et détaillé qu’il explique sans détour à qui il s’oppose et pourquoi ». (L’Action nationale, septembre 2010, p. 80).

Pour l’interview complète, voir : https://action-nationale.qc.ca/produit/septembre-2010/.

Willie Gagnon, linguiste et juriste québécois :

« L’ouvrage fait la description détaillée de notions linguistiques absolument fondamentales. Il s’agit là d’un important travail de débroussaillage qui aurait normalement dû être fait depuis très longtemps au Québec. » (« Plaidoyer pour le français standard international », Les Cahiers de l’Action française, vol. 5, n° 1, automne 2010-hiver 2011, p. 29-30).

Yves Laberge, sociologue québécois :

« Certainement le linguiste le plus avisé au pays, Lionel Meney […] dénonce l’impasse où se trouvent un groupe de linguistes québécois (les “endogénistes”) voulant institutionnaliser une norme française spécifique au Québec […] » (Nuit blanche, n° 121, p. 40).

Jean-Nicolas de Surmont, linguiste québécois, spécialiste de métalexicographie :

« Meney montre que la position des endogénistes ne repose pas sur des bases scientifiques solides, mais plutôt sur des positions idéologiques qui vont à l’encontre des véritables intérêts des francophones du Québec […]. L’auteur s’appuie sur une analyse minutieuse des particularités du français du Québec […]. Un autre argument qu’il utilise pour décrédibiliser le paradigme endogéniste est de démontrer scientifiquement que la plupart des formes considérées comme des particularismes québécois n’en sont pas spécifiquement. Ce sont des formes dialectales ou françaises archaïques, soit du français populaire […] En somme, l’argument principal de Meney se résume à affirmer que “l’utilisation par des ‘spécialistes’ de l’autorité que leur donne leur science pour défendre des thèses totalement déconnectées de la réalité et des besoins de la société est grave et irresponsable” » (Cap-aux-Diamants, n° 109, printemps 2012, p. 51-53).

Albane Geslin, professeur de droit international, Science Po Lyon :

« La richesse de l’analyse sociologique et linguistique, la clarté du propos, le ton vif et énergique font de cet ouvrage un outil de réflexion très enrichissant, au-delà même de la seule société québécoise, et dont on peut recommander la lecture à tous les sociolinguistes. » (Mots. Les langages du politique, n° 99, 2012).

Pour le texte complet, voir : https://journals.openedition.org/mots/20787.

Samia L. Spencer, professeur, Foreign Languages and Literatures, Auburn University (Alabama) :

« […] par le biais de la langue française, sa précarité en Amérique du Nord, et l’usage qui en est fait dans la Belle Province, Meney offre aux lecteurs des connaissances encyclopédiques sur d’innombrables sujets et statistiques concernant l’histoire du Québec, l’identité de sa population et sa position au sein de la fédération canadienne et dans le monde […]. le fil conducteur est la langue française dont l’auteur possède une maîtrise exceptionnelle dans ses moindres nuances, celles du Québec, de France et d’ailleurs. » (The French Review, vol. 84, n° 5, april 2011, p. 1086).

Voir aussi le dossier : « Autour d’un livre : Lionel Meney, Main basse sur la langue […]. », Argument, printemps-été 2011, p. 141-193. En particulier, la réponse de LM à Claude Poirier (p. 172-193).

2017 : Le français québécois entre réalité et idéologie : un autre regard sur la langue. Étude sociolinguistique (Québec, coll. L’Espace public, Presses de l’Université Laval).

LM décrit en détail les principaux particularismes phonétiques, grammaticaux, lexicaux et phraséologiques du français québécois, établit une typologie des anglicismes québécois (p. 191-294), étudie la concurrence des anglicismes dans la presse québécoise, dresse une typologie des idéologies linguistiques québécoises (voir tableau, p. 576), et présente les enjeux du débat sur la norme linguistique.

Voir aussi : Le français québécois... Présentation.

https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2017/02/le-francais-quebecois-entre-realite-et.html 

David Laporte, doctorant québécois en lettres :

« Dans cette somme marquant l’aboutissement d’une prolifique carrière de chercheur, le linguiste s’intéresse aux particularités du français québécois […]. L’auteur procède à une patiente recension des types d’anglicismes et des conditions de pénétration de ceux-ci dans la langue française […]. L’auteur présente l’argumentaire de quelques-uns des intervenants qui se sont prononcés dans cette véritable querelle de clocher qui oppose endogénistes et internationalistes. Cela lui permet notamment d’établir des nuances plus fines entre les positions endogénistes populistes (Henri Bélanger et Marcel Boudreault) et endogénistes élitistes (Jean-Claude Corbeil), puis entre internationalisme internationalisant (Jean Marcel) et internationalisme francisant (Gérard Dagenais) […]. Meney montre d’ailleurs éloquemment, de nombreuses synthèses tabulaires à l’appui, que chacune des positions à l’égard de la langue dépend de convictions idéologiques bien plus que de la démonstration d’une vérité infuse. » (Nuit blanche, n° 148, automne 2017, p. 52-53).

Cristina Brancaglion, professeur, Università degli Studi di Milano :

« Auteur d’un dictionnaire bivariétal québécois-français qui a connu un grand succès auprès du public québécois […], Lionel Meney poursuit maintenant sa réflexion sur le français parlé au Québec en publiant un imposant volume qui réunit les résultats de sa dernière recherche. » (Études canadiennes/Canadian Studies, 83, 2017).

Monelle Guertin, chercheuse en sociolinguistique, Université du Québec à Montréal :

« […] lorsqu’il mentionne que l’emprunt est un phénomène normal et commun à toutes les langues, l’auteur fait preuve de réalisme. Aussi, la quantité de détails collectés et précisés au sujet des éléments lexicaux et syntaxiques est impressionnante et peut servir de base à une description linguistique riche. » (Recherches sociographiques, vol. 58, n° 3, septembre-décembre 2017, p. 720-724).

2024 : Le naufrage du français, le triomphe de l’anglais. Enquête. (Québec, Presses de l’Université Laval-Paris, Herman).

LM fait un retour vers son idiome maternel en décrivant les « territoires perdus » de la langue française en France : le visage franglais des villes, la concurrence de l’anglais sur le lexique, la grammaire et la phraséologie (l’apparition, au-delà du franglais, de ce qu’il appelle le « New French »), la perte d’influence du français dans des domaines cruciaux comme la science, les techniques, la diplomatie à l’échelle nationale, européenne et planétaire (notamment en Afrique). Il critique les chiffres avancés par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur le nombre de francophones dans le monde et une idéologie qu’il désigne sous le nom de « francophonisme ». Il dénonce le « choc des législations » françaises et européennes au détriment des langues autres que l’anglais, et propose une série de mesures pour tenter de remédier au déclin du français en France même.

Sur le « francophonisme » : voir https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2026/04/

Jean-Nicolas de Surmont :

« Le linguiste favorise une attitude pragmatique, celle d’aller dans le sens d’accepter les anglicismes, mais en même temps de se méfier de l’anglais. Cet ouvrage de Lionel Meney ne plaira sûrement pas à certains linguistes québécois certes, mais témoigne d’une position de recul face au triomphe de l’anglais sans prise de position trop militante, tout en conservant de manière claire une volonté de défense de la langue française. » (Revista de lexicografia, vol. 30, 2024, p. 163-165.

Jean-Pierre Corbeil, sociologue, Université Laval :

« On peut toutefois se réjouir que Lionel Meney appelle à un éveil en regard des mécanismes et du laxisme qui ont fait en sorte que l’hégémonie de l’anglais s’est imposée dans les grandes institutions internationales et que sa présence est même en croissance au sein d’institutions françaises. Les derniers chapitres sont à coup sûr pertinents au regard de ce qui cloche en matière de législations et de mesures concrètes, mais également en matière de sensibilisation et d’influence auprès des décideurs et de l’ensemble de la population française » (Recherches sociographiques, vol. 66, n° 2, mai-août 2025, p. 245-247).

Gérard Lefèvre :

« En 2024, Lionel Meney a publié une analyse lumineuse, Le naufrage du français, le triomphe de l'anglais, qui constitue une suite exhaustive à Parlez-vous franglais ? [de René Etiemble en 1964]. » Voir : https://www.ledernierdesmotstiquants.fr/articles.php?lng=fr&pg=748&mnuid=658&tconfig=0.

Guy Rex Rodgers, écrivain et réalisateur montréalais anglophone :

“After a lifetime of studying languages in a global context, Meney concludes that the battle between French and English is over. French has been defeated on every significant front and English has triumphed. His assessment is bleak, but he supports it with 250 exhaustively documented pages of examples and statistics.” (The Montrealer, 16 juillet 2024).

Voir aussi : Le naufrage du français… Présentation. https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2026/10/le-naufrage-du-francais-le-triomphe-de.html.

Voir aussi : Le naufrage du français… On en a parlé… (dans les médias) :

https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2026/08/le-naufrage-du-francais-le-triomphe-de.html.

2024 : La sociolinguistique entre science et idéologie. Une réponse aux Linguistes atterrées. (Lambert-Lucas, Limoges).

Dans cet ouvrage, LM considère que ces linguistes, prétendant s’appuyer sur les acquis scientifiques de la sociolinguistique, défendent en réalité une idéologie. Il décrit les biais idéologiques derrière l'argumentaire prétendument scientifique des auteurs de Le français va très bien, merci (Paris, Gallimard, 2023).

Présentation de l’ouvrage, voir aussi : La sociolinguistique… Résumé rédigé par NoteBookLM https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2025/11/.

Marc Fryd, maître de conférences, Université de Poitiers :

« Ces quelques aperçus ne sont qu’une illustration du riche argumentaire que déploie LM dans son ouvrage. Il a lu le Tract très attentivement et, fort d’une bonne connaissance des thèmes abordés, parvient sans peine à proposer une convaincante réfutation des thèses qui y sont exposées. L’ouvrage de LM est d’un abord facile. Il n’a pas pour prétention de clore le débat, et est clairement destiné à un public de non-spécialistes. Si l’auteur laisse çà et là percer l’agacement qui a pu le pousser à réagir au Tract des L[inguistes] A[tterrées], il ne cède pas à la facilité de la polémique et parvient à conserver l’intérêt du lecteur par la cohérence des réponses critiques qu’il apporte. » (Observatoire d'éthique universitaire, 16 décembre 2024). Voir : https://www.decolonialisme.fr/la-sociolinguistique-entre-science-et-ideologie-une-reponse-aux-linguistes-atterrees-compte-rendu-de-lecture-de-louvrage-de-lionel-meney/.

Louis-Jean Calvet, sociolinguiste français :

« Lionel Meney a lancé un véritable brûlot. […]. Sa conclusion est attendue : “Se proposant de réfuter les idées reçues sur la langue, les LA alignent en réalité poncifs, contradictions, fausses vérités et vraies faussetés”. L’ennui est qu’il n’a pas tout à fait tort. » (« Science et idéologie : la langue française au filtre d’un débat », Le français dans le monde, n° 457, mars-avril 2025).

Voir : https://www.fdlm.org/blog/2025/03/31/science-et-ideologie-la-langue-francaise-au-filtre-dun-debat/.

Philippe Blanchet Lunati, sociolinguiste, professeur à l’Université Rennes II Haute Bretagne, a répondu à mes critiques dans les Cahiers internationaux de sociolinguistique (n° 26, 2025-1, p. 236-244). Voir : https://shs.cairn.info/revue-cahiers-internationaux-de-sociolinguistique-2025-1?lang=fr.

J’ai répondu à ses critiques dans un billet de mon blog. Voir :

https://carnetdunlinguiste.blogspot.com/2025/10/reponse-au-compte-rendu-de-la.html.

2025 : Lionel Meney et Hans-Jürgen Greif, La langue du cœur et celle de la raison. Entretiens. (Québec, éditions 8) :

Zita De Koninck, spécialiste en didactique des langues, professeur émérite, Université Laval :

« Il est fascinant de suivre la trajectoire de l’écrivain [H-J Greif] qui parvient à conserver, à développer, à enrichir ses différentes langues et à nous faire part de la façon dont ces dernières ont nourri son écriture et son œuvre. Il est aussi passionnant d’observer comment, au fil des questions posées, le linguiste [L. Meney] parvient à sonder le rapport aux langues qu’entretient l’écrivain et à lui faire décrire les défis qui se présentent à lui, notamment lorsqu’il doit côtoyer le français du Québec, à la fois comme scripteur et comme locuteur. Pas étonnant qu’en fin de parcours et venant en quelque sorte clore le propos, émergent des réflexions plus larges sur les langues et l’identité. » (Le trait d’union, n° 138, septembre 2025, p. 16).

Distinctions

Finaliste du prix Marcel-Couture du Salon du livre de Montréal pour le Dictionnaire québécois-français (2000).

Médaille d'argent de la Renaissance française au titre de l’expansion de la langue française (2000).

Chevalier des Palmes académiques (Ministère de l'Éducation nationale de France) pour sa contribution au rayonnement de la langue et de la culture françaises (2002).

Finaliste du prix Victor-Barbeau de l’Académie des lettres du Québec pour l’essai Main basse sur la langue (2011).

 

Mots-clés : Lionel Meney, linguiste, lexicographe, biographie, bibliographie, endogénisme, endogéniste, francophonisme, franbécois, New French.