dimanche 16 décembre 2012

Le Dictionnaire québécois-français - Réception

MENEY, Lionel, DICTIONNAIRE QUÉBÉCOIS-FRANÇAIS. POUR MIEUX SE COMPRENDRE ENTRE FRANCOPHONES, Guérin éditeur, Montréal, 1999, 1884 p., ISBN 2-7601-5482-3. 


Auclair, Robert, président, Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF), Québec :

« Des profanes comme nous n’ont pas vu dans ce dictionnaire l’œuvre d’un maudit Français qui se plaît à donner une image méprisante de notre peuple [...]. Cet ouvrage, même s’il n’était, au mieux, qu’un inventaire et non un dictionnaire, est pratique quand on veut vérifier si une expression ou un terme utilisé ici l’est aussi en France et dans l’ensemble du monde francophone ou l’est dans un sens différent. L’auteur ne condamne pas ces particularités, il signale tout simplement leur existence. C’est une information utile. Alors qu’y a-t-il à redire ? » (L’Expression juste, XV, 1, 2001, p. 9).

Beaulieu, Victor-Lévy, écrivain, scénariste et éditeur :

« Mes livres essentiels sont les Cahiers Jacques-Ferron [...]. Il y a aussi le Dictionnaire québécois-français de Lionel Meney paru chez Guérin. Ce dictionnaire est fabuleusement bien fait. Non seulement comporte-t-il l'explication et l'origine de chaque mot, mais chaque sens est illustré par un exemple tiré de la littérature québécoise. Tout écrivain devrait avoir cet ouvrage sur sa table de travail. Les écoles primaires aussi. Ça donnerait sûrement le goût aux enfants de jouer avec la langue. Je l'ai pour ma part pratiquement lu de la première à la dernière page, comme un ouvrage de fiction ! » (Le Soleil, 12 avril 2001, Québec). 

Bergeron, Léandre, historien et lexicographe, auteur du Dictionnaire de la langue québécoise (VLB, Montréal, 1980) :

« Oui, c’est bien meilleur que le mien. C'est exhaustif. Il a fait beaucoup plus de recherches que moi » (Christiane Charrette en direct, Radio-Canada, Montréal). 

Bernier, Gaston, président de l'Association des usagers de la langue française (ASULF) :



« Le présent dictionnaire pourrait servir de base aux efforts de redressement ou de correction qu'il faudra entreprendre un jour ou l'autre […]. On trouvera beaucoup de profit et de plaisir à consulter le dictionnaire Meney. On rencontrera des extraits fort amusants, sous le chapeau "Rions un peu…", lesquels servent à illustrer des mots ou leurs sens québécois […]. Le dictionnaire québécois, fruit d'un quart de siècle de travail, est l'œuvre d'un professeur de l'Université Laval […], dont la compétence et l'engagement pour une langue québécoise idéalement en prise directe sur le français hexagonal et d'une langue sensible à la variété des accents et du vocabulaire, en fait un auteur on ne peut plus fiable. Les lecteurs noteront la qualité et la haute tenue de son texte de présentation. […]. [Le dictionnaire] de Meney contribuera à faire prendre conscience aux Québécois de l'évolution pas toujours exemplaire de leur langue, de la distanciation souvent risquée qu'elle prend vis-à-vis du français international et de l'influence quasi hégémonique, du moins dominante, de l'anglais parlé au Canada et aux États-Unis. », Documentation et bibliothèque, juillet-septembre 2005, p. 205-207.
 

Bertrand, Guy, conseiller linguistique, Radio-Canada, Montréal :

« Il est là [le DQF] pour faire un constat d’usage. Alors c’est ce qu’il fait : il dit au Québec, on dit comme ça; en France, on dit ça comme ça. Tout ce que ça fait, ça ne porte aucun jugement de valeur. Et ce qui est intéressant, c’est qu’au début du dictionnaire, il y a 16 pages qui parlent des particularités du français québécois : on parle de la prononciation, la grammaire, la syntaxe, les anglicismes, les particularités de la langue qui est parlée ici. Et il y a des centaines d’exemples tirés des œuvres littéraires québécoises. C’est vraiment très intéressant. [...] c’est un de mes ouvrages favoris depuis que je suis dans le métier, pour les mots français. [...] C’est un très bel ouvrage » (C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada, Montréal). 

Brancaglion, Cristina, universitaire, professeur de français, Università degli Studi di Milano, Italie :

« Quoique conçu en dehors de toute intention normative, le Dictionnaire québécois-français représente de fait un outil efficace et précieux pour la compréhension de la spécificité linguistique du québécois. La richesse du corpus, qui ne néglige pas la langue parlée, et la lemmatisation des mots à orthographe phonétique permettent en effet d’inclure quantité de mots hautement représentatifs de cette variété de français » (Ponti / Ponts, langues, littératures, civilisation des pays francophones, Milan). 

Calvet, Louis-Jean, professeur des universités, linguiste, Université d’Aix-en-Provence :

« Pour les amateurs de lexicographie, Lionel Meney nous fournit avec son Dictionnaire québécois français (sous-titré pour mieux se comprendre entre francophones) un ouvrage à la fois sérieux et distrayant. Sérieux parce qu’il repose sur l’analyse d’un vaste corpus, distrayant parce qu’il est toujours drôle de visiter les possibilités d’incompréhension entre deux peuples frères. Loin de toute tendance normative, Meney décrit, et son gros livre (près de deux mille pages) est un   constat : si les Anglais et les Américains sont “deux peuples séparés par une même langue” selon Bernard Shaw, Français et Québécois sont pour leur part unis malgré des usages parfois différents de la même langue » (Le français dans le monde, 311, Paris, juillet-août 2000). 

Desrosiers, Jacques, traducteur et chroniqueur linguistique :

« Lionel Meney [est] attentif aux moindres caractéristiques de l’usage québécois » (L’Actualité terminologique, 35, 3, 2002, p. 21, revue du Bureau de la traduction, Gouvernement fédéral canadien). 

Fessou, Didier, journaliste, Le Soleil, Québec :

« Neuf ans de travail et d’observation pour prendre acte des différences entre la langue parlée ici et celle parlée en France. [...] Dans ce dico unique en son genre, chaque mot a droit à sa définition, son usage réel et, si nécessaire, son équivalent en français standard. L’usage réel, c’est celui de Victor-Lévy Beaulieu, Richard Desjardins, Réjean Ducharme, Plume Latraverse, Gaston Miron ou Michel Tremblay. » (Le Soleil, Québec, 31 janvier 2003). 

Francœur, Martin, journaliste, Le Nouvelliste, Trois-Rivières :

« Le Dictionnaire québécois-français de Guérin est franchement bien fait. On ne se contentera surtout pas de le laisser dans une bibliothèque comme ouvrage de référence. Le livre [...] est très agréable à consulter, pour le simple plaisir de découvrir les trésors cachés de cette façon qu'on a de s'exprimer. Les définitions claires et les renvois utiles donnent beaucoup de rigueur à chacune des entrées. Mais l'élément qui est sans doute le plus intéressant demeure l'ajout d'exemples d'emploi et de citations tirées de la littérature ou de la chanson québécoise. [...] La recherche nécessaire à la réalisation de cet ouvrage de Lionel Meney est absolument colossale. Outre plusieurs œuvres de notre littérature, plusieurs journaux et magazines ont été dépouillés pour ne laisser échapper les traces les plus significatives des emplois particuliers de certains mots ou expressions. Chapeau bas pour la recherche. » (Le Nouvelliste, 4 mars 2000, Trois-Rivières). 

Golembeski, Daniel, professeur d’université, Grand Valley State University (États-Unis) :

« Cet ouvrage vient combler une place jusqu'alors vide : celle du dictionnaire non-prescriptif. À partir d'un corpus considérable de documents [...], l'auteur présente dans un ouvrage différentiel, c'est-à-dire, dont le contenu diffère du français standard, 1865 pages de termes [...]. Ce que cet ouvrage a de radical, c'est qu'il ne s'inscrit pas dans une politique linguistique visant à définir les normes du français québécois. Au lieu de passer au crible, voire censurer certains lexèmes qui apparaissent dans le corpus, l'auteur a décidé de les retenir presque tous [...] “afin de permettre à tout lecteur d'aborder l'essentiel de la littérature et de la civilisation québécoises” (vi). Que Meney ait réussi cet objectif ne fait aucun doute. [...]  Il s'agit donc d'un ouvrage de grande envergure [...]. Si ce nouveau dictionnaire suscite au Québec la désapprobation de nombreux utilisateurs prescriptivistes, on ne peut en attribuer la faute ni au concept original, ni à son élaboration : Meney a mené à bonne fin ce projet de longue haleine. [...] les lecteurs qui cherchent un inventaire approfondi et purement descriptif de la langue française au Québec y trouveront une abondance d'informations utiles. [...] Meney nous fournit cette information de façon nette. Libéré de toute visée prescriptiviste, ce volume reflète mieux l'usage réel au Québec que n'importe quel ouvrage antérieur. » (The French Review, 75, 2, 2002, États-Unis). 

Gouin, Jean-Luc, philosophe et polémiste :

• « Lionel Meney [...] ne fait visiblement pas équipe avec la colonie des redresseurs de torts de la langue. Il se contente de prêcher par l’exemple. Hormis qu’il s’agisse de contre-exemples... ? Là réside la sagesse de ce travail que l’on pourrait, par le poids et le volume, aisément confondre avec le (fort peu Petit) Larousse illustré »
• « Dès les premières lignes de la Présentation (qu’il faut lire attentivement tel le mode d’emploi d’un “appareil sophistiqué” [...]), le linguiste précise ses intentions : “Une étude différentielle dans la mesure où seules en effet nous ont intéressé les différences entre le québécois et le français”. Eh bien la voilà la différence ! Un second Robert qui - hélas, et c’est ce qui fera son succès - ne fait nullement double emploi avec l’appellation contrôlée »
• « Si Meney en mène large, c’est d’abord au plan de la collecte des données [...]. La morale des mots ne l’intéresse guère. Ce n’est pas un pasteur qui aperçoit ou imagine un horizon salvateur. C’est un clinicien qui piste les empreintes et les odeurs. Et, en l’occasion, ce n’est pas un mal. Il est allé ainsi puiser dans une impressionnante batterie de sources [...]. Journaux (Devoir...), téléromans (Bouscotte, Virginie...), chansons (Lelièvre, Ferland et Plume ont visiblement la cote sous cette rubrique, Félix aussi.), périodiques (L’Agora...), œuvres littéraires, notamment celles de nos meilleurs joualisants (Lévy-Beaulieu, Ducharme, Tremblay, Coderre alias Narrache) »
• « Étourdissant. Dialectismes (s’éjarrer, garrocher, achaler), archaïsmes (s’abrier, codinde, licher), anglicismes de tout acabit [...], mille déformations (ayir : haïr) et autres jurons de la patrimonie (du Saint-chrême ! de Godin au Batèche ! de Miron). A priori, tout semble y être. Il suffira de peaufiner un tantinet lors de la seconde édition. Car il y aura. C’est vu »
• « Pour terminer, une question de fond. Du fond des viscères de mon esprit. Déprime, avouais-je d’entrée de jeu, ambiguïté ensuite, pour enchaîner sur-le-champ avec la témérité sinon la dangerosité. On aura compris que je ne tirais pas sur le messager. Ou l’ambulance. Mais voilà. Aurons-nous, nous tous désormais dépositaires de cette jolie boîte de Pandore tricolore, la sagesse de l’ouvrir intelligemment ? Qu’y verrons-nous ? Une bouée ou un naufrageur ? Un instrument d’abonnissement de notre langue ou la légitimation de son relâchement [...] ? » (Nuit blanche, 84, automne 2001, Québec). 

Holes, Jan, professeur, Université Palacky, Olomouc, Tchéquie :

• « Parmi les nombreux ouvrages sur le français québécois, le dictionnaire de M. Meney retient une place importante par son objectivité et par son approche lexicographique synchronique et moderne »
• « L'objectif déclaré a été de fournir aux Québécois, aux Français et à tous les francophones intéressés, une étude précise, détaillée, documentée, sans jugement de valeur et s'appuyant exclusivement sur des exemples québécois authentiques. L'auteur nous offre un ouvrage qui a réussi à remplir largement ces objectifs, voire les dépasser. Pour ceux qui s'intéressent au français québécois, le dictionnaire va devenir un instrument de travail inappréciable » (Acta Universitatis Palackianae Olomucensis, 2004, Olomouc, Tchéquie). 

Houle, Nicolas, journaliste, Voir, Québec :

« Sur bien des plans, l’ouvrage est l’occasion de faire des découvertes sur l’histoire lexicale de la Belle Province. [...] Mais le Dictionnaire québécois français n’est pas que sérieux : on y rit passablement en apprenant à distinguer les nuances entre “frais, froid, fret et fret en tabarnak” ou par le biais de rubriques humoristiques dont les blagues ne peuvent être comprises que par le sens québécois donné aux mots. [...] Enfin, en plus de servir de référence, le dictionnaire de Lionel Meney s’avère un témoin précieux de notre histoire, l’auteur ayant pris soin de recenser les mots de notre culture [...]. Maintenir un lien culturel est aussi la fonction d’un dictionnaire » (Voir, 23 mars 2000, Québec). 

Klokov, Vassili, professeur, Université de Saratov (Fédération de Russie) :

• « Cependant, son caractère remarquable ne tient pas seulement à la masse de ses matériaux, mais aussi à l’originalité de sa construction. Le Dictionnaire de Lionel Meney porte le sous-titre Pour mieux se comprendre entre francophones. L’idée générale de cet ouvrage lexicographique tient en ceci : les Canadiens ont leur manière à eux de parler français, et l’auteur nous indique comment les Français exprimeraient la même chose à la place des Canadiens.
L’application de ce principe n’amène pas du tout Lionel Meney à rédiger un manuel d’enseignement pour que les Franco-canadiens soient obligés de parler en observant la norme du français standard proprement dit. L’ouvrage n’a pas de visée prescriptive. Il ne fait, en fin de compte, que décrire la manière de parler français au Canada et en France. Autrement dit, nous sommes en présence d’une exploitation originale de la méthode contrastive appliquée à deux variétés nationales d’une même langue. De ce fait, la préférence n’est accordée, très justement, à aucune des deux variétés; dans le Dictionnaire aucune des deux variétés n’apparaît plus prestigieuse que l’autre. La valeur pratique du Dictionnaire réside, par conséquent, dans le fait que les représentants des deux peuples (français et canadien) ont la possibilité de mieux se comprendre les uns les autres lorsqu’ils parlent la même langue, lorsque, par exemple, des Canadiens lisent de la littérature ou des journaux français, ou des Français, des journaux et des livres canadiens. De plus, dans cette architecture du Dictionnaire s’exprime le désir non seulement de faire connaître aux Français et autres francophones les particularités de la langue française au Canada, mais aussi de faire comprendre que les canadianismes s’inscrivent facilement dans le système du français standard commun et qu’on peut les utiliser non seulement au Canada, mais aussi dans toute la francophonie. D’ailleurs, une certaine partie des anglicismes du français commun s’introduit effectivement par l’intermédiaire de la variété canadienne du français »
• « le Dictionnaire porte la marque d’une interprétation remarquablement scientifique des matériaux linguistiques réunis, d’une élaboration minutieuse de chacun des articles du dictionnaire »
• « Un point important du Dictionnaire est le fait qu’il comprend dans la partie descriptive des articles des séries synonymiques parmi les mots et les expressions du français de France. En même temps, dans ces séries sont incluses des marques détaillées de nature stylistique. Autrement dit, l’auteur du Dictionnaire a élaboré avec beaucoup de soin non seulement la partie canadienne des articles, mais aussi celle qui se rapporte au français de France. Le Dictionnaire est très riche en tournures phraséologiques. C’est tout à fait compréhensible dans la mesure où l’une des particularités du français du Canada consiste précisément en une expressivité exceptionnelle dans sa variété parlée »
• « ce qui paraît particulièrement intéressant dans ce Dictionnaire, c’est la composante socioculturelle des canadianismes, qui désignent tel ou tel artefact du domaine social, politique, économique, industriel, artistique, etc. de la société canadienne.
Enfin, on ne peut pas ne pas attirer l’attention sur la grande richesse de l’illustration linguistique de ce Dictionnaire. De nombreux exemples d’emplois en discours des canadianismes sont tirés des textes les plus variés de la littérature canadienne de langue française, de la presse locale, d’essais, etc. D’ailleurs. au nombre des caractères positifs du Dictionnaire de Lionel Meney, il faut noter l’absence d’exemples forgés artificiellement par l’auteur (dans beaucoup de dictionnaires des particularités du français du Canada, des exemples de ce type sont présents en grande quantité) »
• « les remarques de l’auteur au sujet de ce qu’il est convenu d’appeler les “faux anglicismes”, que les Franco-canadiens prennent souvent pour des anglicismes, mais qui sont, en fait, des formes du vieux ou du moyen français conservées en français du Canada, paraissent particulièrement importantes.
Le Dictionnaire de Lionel Meney n’attire pas seulement l’attention des francophones du Canada, de France et d’autres pays francophones dans le monde, mais aussi celle des usagers de la langue française dans des pays comme la Russie. Il est particulièrement utile pour les linguistes, qui, dans notre pays, s’intéressent aux recherches sur les particularités des variantes régionales dans le monde francophone. Les renseignements présentés par le Dictionnaire de Lionel Meney aideront nos spécialistes à préciser de nombreuses particularités du français du Canada, particularités dont ils ont connaissance à partir d’autres sources, souvent incomplètes, contradictoires. élevant fréquemment au rang de canadianismes des formes et des sens de la langue française qui, en fait, n’en sont pas.
Le Dictionnaire de Lionel Meney représente un nouveau jalon important dans l’histoire des recherches sur les particularités du français du Canada. Il propose une démarche extrêmement productive pour la connaissance du monde francophone, la compréhension des relations qui s’instaurent entre les variétés d’une langue française une, entre les peuples qui composent l’unité du monde francophone.
Bien sûr, dans la pratique de l’étude des particularités de la langue française au Canada, il y aura beaucoup d’autres travaux, non moins réussis, mais, dès à présent, il est clair que le Dictionnaire de Lionel Meney a pris, dans ce domaine, la place qu’il mérite » (in A. I. Kubyshkin et al. (eds), Representation of Canada. Cross-cultural reflections on Canadian society, Volgograd State University, Volgograd, 2002, p. 163-169.). [traduit du russe par Lionel Meney]. 

Laberge, Yves, universitaire :

« Lionel Meney, dans son volumineux Dictionnaire québécois français, s’emploie à transposer des expressions québécoises dans un français standard, mais fournit - et c’est la grande originalité de sa contribution - des équivalents de ces expressions typiquement québécoises en argot parisien ou hexagonal. [...] On consultera avec bonheur ce livre vivant et rigoureux, accessible et très complet, qui résulte d’une vie de recherche passionnée sur les spécificités de nos expressions. On le parcourt avec plaisir et les découvertes - nombreuses - sont savoureuses » (Cap-aux-Diamants, 66, été 2001, Québec). 

 Lagerqvist, Hans, professeur, Université de Stockholm, Suède :

« Une comparaison du vocabulaire du quotidien montréalais Le Devoir avec celui du Monde […] a montré qu’ils ont un tronc commun de mots de seulement 77 %. […]. Cet écart est suffisamment grand pour qu’on se rende compte qu’un dictionnaire comme celui de Lionel Meney a une fonction importante à remplir en servant de pont linguistique entre Français et Québécois en particulier et entre francophones et Québécois en général […]. Cette vaste entreprise, qui a dû coûter à son auteur des années de travail pour être menée à bien, met à contribution des sources très variées, quotidiens, textes littéraires, articles et monographies linguistiques, émissions télévisées et, surtout, un nombre impressionnant de dictionnaires et de glossaires. »
 « Quoique le DQF soit principalement un dictionnaire de langue, il déborde ce cadre notamment par ses dimensions grammaticales et encyclopédiques. Ainsi, si les grandes lignes de la morphologie et de la syntaxe du québécois sont retracées dans l’introduction, les articles du dictionnaire fournissent souvent aussi de l’information grammaticale très précieuse. »
« L’utilité du DQF est soulignée par son côté encyclopédique. Les cultures anglaise et française se rencontrent au Québec, il n’y a pas à s’étonner que, dans certains domaines, des usages anglo-saxons, reflétés par le lexique québécois, aient été conservés. »
« S’il y a une caractéristique qui frappe l’utilisateur du DQF, c’est la richesse de ses articles et la minutie avec laquelle ils ont été élaborés […]. Nous pouvons à bon escient recommander le DQF à tous ceux qui s’intéressent à la langue et à la culture québécoises. »

Lapierre, Michel, journaliste, L’Aut’ Journal, Montréal :

« Dictionnaire québécois français : Le plus gros et le meilleur. Gérard Dagenais, le plus illustre de nos puristes, a eu la vanité de publier plusieurs articles sur la valeur patriotique du beau langage dans l'hebdomadaire Allô Police. Lionel Meney [...] n'a certes pas l'esprit aussi hautain; mais son gigantesque dictionnaire de la langue québécoise surpasse tous les autres. À la différence de celui de Dagenais, il n'est nullement normatif. Plus de 1800 pages à la typographie serrée. Un nombre incalculable de citations d'auteurs. Geneviève Guèvremont côtoie Michel Tremblay et les Colocs. Seul un Français établi chez nous depuis trente ans pouvait nous apprendre que l'expression promettre mer et monde est typiquement québécoise. En France, on promet monts et merveilles ! On n'en finira jamais avec la langue. C'est pourquoi je me range toujours du côté de la littérature, qui en est la secrète et continuelle transgression, tout en m'inclinant devant l'incomparable érudition de M. Meney » (L’Aut’ Journal, septembre 2000, Montréal). 

Leborgne, Aude :

 « L’ouvrage est un formidable témoin de la société québécoise actuelle. [...] Une tâche herculéenne, longue et minutieuse que de recueillir autant d’exemples authentiques du patrimoine, dont nous fait profiter aujourd’hui M. Meney. [...] L’une des grandes originalités et richesses de l’œuvre : un lexique moderne adapté à tous les niveaux de langage. [...] l’étendue du champ lexical lui [au lecteur] offrira une véritable plongée dans l’histoire et l’environnement du Québec. [...] Finalement, on se surprend à lire une page entière, puis deux, puis trois... et ce, d’autant plus agréablement que l’ouvrage est ponctué d’humour [...]. En réalisant ce dictionnaire, Lionel Meney témoigne d’un réel souci pédagogique, auquel il répond en joignant harmonieusement l’utile à l’agréable » (L’Année francophone internationale 2001, Québec). 

Leroux, Frèdelin fils, rédacteur, rubrique Mots de tête, L’Actualité terminologique, revue du Bureau de la traduction, Gouvernement fédéral canadien :

« [le Dictionnaire québécois-français est] une somme impressionnante de nos usages et “mésusages” » (L’Actualité terminologique, 35, 3, 2002, p. 16). 

Martel, Réginald, professeur d’université et journaliste, La Presse, Montréal :

« Notre lexicographe n'est pas bégueule, comme on peut le voir, et il a la gentillesse, sans condamner des mots ou des expressions, de ne nous dire à quel niveau de langue ils appartiennent. Tant de délicates attentions, et une grande rigueur scientifique, font de son Dictionnaire québécois-français un outil qui mérite une très vaste diffusion. Appréciation : **** [= très bon] » (La Presse, 20 février 2000, Montréal). 

Montpetit, Caroline, journaliste, Le Devoir, Montréal :

« L'auteur [...] s'est donné pour mission de comparer systématiquement chacune de ces expressions québécoises par rapport au français standard. Son ouvrage vise entre autres les traducteurs appelés à adapter en français international des ouvrages faits au Québec. On y apprendra entre autres que diachylon, terme fréquemment utilisé au Québec pour nommer un pansement adhésif, est en fait un sparadrap en France et dans tout le reste de la francophonie. S'inspirant de textes d'auteurs québécois, il veut permettre aussi "aux non-Québécois de mieux accéder à la connaissance du Québec" » (Le Devoir, 11 mars 2000, Montréal). 

Murano, Michela, professeur et lexicologue, Università cattolica del Sacro Cuore, Milan, Italie :

• « Les critiques favorables le considèrent [le DQF] comme le dictionnaire du français québécois, dans sa dimension variétale, le plus complet sur le marché »
• « Ce qui fait l'originalité du DQF en tant que dictionnaire, c’est le fait que l'auteur fasse appel à l'humour pour mieux cerner certains articles, témoignant ainsi d’une vision très ouverte des faits de langue et de culture qui peuvent avoir leur place dans un dictionnaire. [...] l'auteur renoue en réalité avec une manière de faire que l'on trouvait dans le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse »
• « on peut considérer que le DQF, sans du tout s’y assimiler, témoigne, de par son existence et de par la polémique soulevée, de la tension propre à toute période de renaissance lexicographique »
• « Il recense des expressions qui n'ont été traitées nulle part ailleurs, d’ou son utilité pour les jeunes Québécois d’aujourdhui, ainsi que pour les locuteurs (et les apprenants, tel est le cas de bon nombre de lecteurs de dictionnaires) de français standard. Pour le locuteur étranger que nous présentons, le DQF se présente en réalité comme une lecture agréable et enrichissante »
• « l'oeuvre a correspondu aux voeux d’une partie du public et, à ce titre, un objectif dictionnairique est atteint. Mais on retiendra surtout que la polémique soulevée a permis d'exprimer des points de vue intéressants sur la lexicographie en général, tout en témoignant, de la très grande vitalité de la réflexion lexicographique et métalexicographique au Québec » (The International Journal of Lexicography, vol. 17, no 3, 2004, pp. 319-324). 

Paquot, Annette, professeur d’université, lexicologue, Université Laval, Québec :

• « le Dictionnaire québécois-français de L. Meney décrit, de façon très complète, les différences qui existent entre l’usage québécois et l’usage standard et, malgré l’emploi du mot standard, ne vise pas à imposer une norme : il constate des différences et donne des équivalences qui permettent le passage d’un usage à l’autre » (Québec français, 123, automne 2001, Québec).
• « le DQF est, par la richesse de ses équivalents, supérieur à tous les autres ouvrages de même volume. [...] Ce souci de l’exactitude conduit l’auteur à proposer bien souvent des expressions qui, non seulement sont de parfaits équivalents sémantiques, mais aussi exploitent des ressources métaphoriques identiques ou similaires » (Cahiers de l’Institut de linguistique de l’Université de Louvain, vol. 28, no 3-4, 2002 p. 141-147). 

Pertuiset, Stéphanie, journaliste, AFP, Montréal :

« L'ouvrage de Lionel Meney [...] est conçu comme un outil de traduction qui va sans conteste contribuer à une meilleure compréhension entre Québécois et Français. [...] Mais à la différence d'autres ouvrages normatifs, Lionel Meney dit avoir voulu “éviter le piège” des jugements de valeur, qui poussent souvent les Français à considérer ces différences comme des “fautes” de langage. Des recherches approfondies ont d'ailleurs chamboulé plusieurs de ses hypothèses. “Certains mots ou expressions qui me paraissaient typiquement québécois ou calqués sur l'anglais étaient en fait utilisés en vieux français du 17e, 18e ou même 19e siècle”, souligne-t-il. C'est le cas de ‘serrer ses affaires’ qu'on retrouve selon lui dans les romans d'Honoré de Balzac, alors qu'à l'époque de cet écrivain, ‘ranger’ appartenait au registre familier » (Agence France-Presse, 3 avril 2000, Montréal-Paris). 

Pivot, Bernard, animateur d’émissions télévisées, France 2, Paris :

• « au cours d'un déjeuner avec les représentants de la presse québécoise à Paris, Pivot n'a cessé de vanter l'inventivité de la langue québécoise, s'enthousiasmant au passage pour le nouveau Dictionnaire québécois-français, paru chez Guérin. “Ce dictionnaire montre que le français et le québécois sont deux langues. C’est très bien, lance-t-il. Il n’y a pas une, mais des langues françaises. Les Français commencent à le comprendre” » (cité par Michel Dolbec, La Presse canadienne, Paris).
• « C'est un livre formidable, que j'ai lu, parcouru. C'est le Dictionnaire québécois-français. Mais le québécois, c'est une langue française, évidemment qui est un peu différente de la nôtre, du français standard. Alors on explique tel mot québécois, telle expression, quels sont leurs équivalents en langue française. C'est aux éditions Guérin, de Montréal. L'auteur s'appelle Lionel Meney, c'est un professeur d'université. C'est un livre magnifique » (Bouillon de culture, France 2, 15 juin 2001, Paris). 

Pupier, Paul, professeur d’université, lexicologue, Université du Québec (Montréal) :

• « Il a suffi de 9 ans [...] pour que notre solitaire constitue un texte beaucoup plus vaste (plus de 1900 pages) que ce qu’on trouve dans l’ouvrage de l’équipe du Trésor de la langue française au Québec (plus de 700 pages). Le DQF a une nomenclature beaucoup plus considérable [...] que celle dudit Dictionnaire historique du français québécois [...], le Meney a environ 9000 entrées, alors que le DHFQ présente “près de 600 monographies de québécismes” et “des commentaires sur plus de 3000 unités lexicales” .
• « On voit que le dictionnaire de Meney se distingue de ses congénères en ce qu’il est plus général  et / ou plus complet. [...]  “[l]es équivalents français du DQF dépassent les limites de ce qu’on trouve dans les dictionnaires courant” [...]. Il a “dépouillé des journaux, des catalogues, des prospectus français, visité des magasins en France, etc. dans le but de fournir des équivalents usuels exacts, en plus des équivalents fournis par les dictionnaires (pas toujours idiomatiques)”. [...] Dans ce vaste corpus, en plus des dépouillements aléatoires, notre lexicographe a analysé systématiquement [...] cinq journaux importants, soit un total de 30 millions d’occurrences. On n’est donc pas étonné que dans ce dictionnaire les exemples québécois soient nombreux »
• « Ceci n’empêche pas qu’ils soient très souvent traduits en “français” de plusieurs manières - comme si l’auteur, Français d’origine, voulait avertir son lecteur québécois que, nous autres aussi, ne manquons pas de vocabulaire ! Le marquage est abondant, aussi bien pour le français que pour le québécois »
• « C’est une bonne idée d’avoir fait précéder le dictionnaire proprement dit d’une petite grammaire [...]. Y sont synthétisés des exemples qui reviennent dans le dictionnaire »
• « Lionel Meney a produit LE dictionnaire québécois-français, ouvrage inégalé pour la richesse et la justesse de l’information linguistique et socioculturelle. On devrait dire de plus en plus : “le Meney” » (The Canadian Journal of Linguistics / Revue canadienne de linguistique). 

Renault, François, journaliste, Livre d’ici, Montréal :

« Le Petit Meney est arrivé... Au contraire d'autres dictionnaires du même type, qui sont soit normatifs, soit descriptifs, l'ouvrage de Lionel Meney a l'originalité d'adopter le modèle d'un dictionnaire bilingue. S'appuyant sur des exemples puisés chez une panoplie d'auteurs aussi variés que Jean Narrache, Plume Latraverse, Réjean Ducharme ou Noël Audet, il s'applique d'abord à recenser les mots et expressions qui appartiennent en propre à la parlure québécoise pour ensuite, et sans poser de jugement de valeurs, donner le sens et l'équivalent en français standard. [...] À une époque où les visiteurs de l'Hexagone sont de plus en plus nombreux à visiter l'ancienne Nouvelle-France, le Dictionnaire québécois-français arrive à son heure » (Livre d’ici, avril 2000, Montréal). 

Rey, Alain, lexicographe, rédacteur en chef des éditions Le Robert, Paris :

« [Un] ouvrage important, bien référencé [...] un énorme travail » (Dictionnaire amoureux des dictionnaires, Plon, Paris, 2011, p. 804). 

Séguin, Hubert, professeur d’université, linguiste :

« Ne se voulant ni défenseur dithyrambique ni critique chagrin ni linguiste aseptisant, Meney n’a d’autre ambition que de juxtaposer systématiquement [...] les formes correspondantes d’une même langue dans la variété de son usage géographique, de part et d’autre de l’Atlantique. [...] Conçu “pour mieux se comprendre entre francophones” (c’est la suite du titre), le Dictionnaire québécois-français, qui donne accès aussi bien à la culture qu’aux mots d’ici, et par voie d’équivalence à la culture et aux mots d’ailleurs, sera certes un précieux outil d’intercompréhension entre “cousins” et mérite une large diffusion dans une Francophonie en plein essor et riche de ses différences : il arrive sans doute à point pour servir d’interprète officiel parmi les athlètes des différents pays francophones qui se réuniront aux Jeux de la francophonie 2001 » (The Canadian Modern Language Review / La Revue Canadienne des langues vivantes, 57, 3, mars 2001, Ottawa). 

Tcherkassov, Arkady, directeur de recherche, Académie des sciences de Russie (Moscou) :

« Récemment est paru à Montréal un Dictionnaire québécois-français - qui est loin d'être le premier, mais certainement le plus volumineux : il comprend près de deux mille  pages ! [...] Son auteur, professeur à l'Université Laval, Lionel Meney, un ‘Français d'Europe’ qui enseigne depuis de nombreuses années aux Québécois le français ‘standard’, a donné à son travail gigantesque le sous-titre Pour mieux se comprendre entre francophones » (« Mosaïque culturelle et relations interethniques au Canada », Kanadskij Passport / Canadian Passport Magazine, Moscou, 4-5 (31-32), avril-mai 2001, p. 32-33.). 

Mots-clés : langue française, français québécois, français de France, variation linguistique, étude contrastive ou différentielle, lexicographie, dictionnaire, dictionnaire bidialectal ou bivariétal, Dictionnaire québécois-français, Lionel Meney.

1 commentaire:

  1. Bonjour monsieur Meney,

    Je me réjouis que votre ouvrage ait pu, au final, connaître une réception aussi enthousiaste.

    Encore Bravo à vous !

    JLG
    Capitale nationale du pays des Pierre Bourgault et des Bernard Landry

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